Scientifiques pour la monnaie pleine

Mark Joób, professeur de sciences économiques à l'université de Sopron, chercheur à l'université de Zurich :
« Il est temps d'enlever le système monétaire aux acteurs financiers privés orientés vers le profit et de le mettre au service du bien commun défini démocratiquement. La monnaie pleine permet d'axer notre économie sur la stabilité, la durabilité et l'équité sociale. » (www.joob.org)

Peter Ulrich, professeur émerite d'éthique économique à l'université de St-Gall :

« Le fait que les banques commerciales, en prêtant au secteur public de la monnaie scripturale qu'elles ont elles-mêmes créée (obligations d'État), gagnent des intérêts au détriment du grand public a prouvé, à l'ère du capitalisme financier sans entrave, qu'il s'agit d'une erreur extrêmement injuste du système. Le concept de la monnaie pleine attaque ce problème à la racine en séparant strictement l'approvisionnement public en argent (par la Banque nationale) et l'octroi privé de crédits (par les banques commerciales privées). Les dépôts des citoyens et des entreprises ne tomberont plus dans la masse en faillite d'une banque qui s'effondre. Ainsi, après des mauvaises spéculations, celle-ci n'aura plus besoin d'être renflouée par des fonds publics, et le contribuable ne sera plus l'otage d'une telle situation. »

Philippe Mastronardi, professeur émérite de droit public à l'université de St-Gall :

« Avec la monnaie pleine, le secteur de la finance servira vraiment l‘économie réelle et toute la société.»

Patrick Schüffel, professeur et directeur de l'institut de finance de la Haute école de gestion de Fribourg (Suisse) :
"L'initiative Monnaie pleine est déjà un énorme succès en ce qu'elle stimule le débat public sur les systèmes monétaires fiat qui s'appuient sur le principe des réserves fractionnaires."

Irmi Seidl, économiste, chargée de cours de l'université de Zurich, éditrice du libre «La société post-croissance – des concepts pour l'avenir» :
« Le transfert de la création d'argent scriptural à la Banque nationale est un prérequis important pour réduire l'orientation vers la croissance de notre économie et de notre société. Une société post-croissance a besoin d'une politique monétaire bien réfléchie et orientée vers le bien-être commun. La création monétaire signifie une extension de l'activité économique. A ce sujet, les banques ne prennent en compte ni les limites écologiques ni les intérêts sociaux généraux. Il en résulte des crises et des failles écologiques, économiques et sociales que nous ne devrions plus accepter. A l'avenir, seule une banque centrale indépendante doit pouvoir créer la monnaie, de manière ciblée et coordonnée et selon les besoins. »

Sergio Rossi, professeur agrégé de macroéconomie et d'économie monétaire de l'Université de Fribourg (Suisse) :

"L'initiative Monnaie pleine vise à empêcher que les banques puissent abuser de leur pouvoir de création monétaire pour octroyer des prêts qui conduisent à une augmentation de la masse monétaire sans une augmentation correspondante du produit national. En cela, elle déclenche un débat fondamental sur la compréhension de la cause essentielle de la crise financière systémique qui sévi encore dans de nombreux pays. Par conséquent, l'initiative mérite l'attention des décideurs et toutes les parties prenantes, y compris les banques qui ont un intérêt indéniable dans la stabilité financière du système économique dont elles tirent leurs profits et par lequel elles paient leurs dirigeants ".

Peter Hablützel, expert en histoire contemporaine, sciences politiques et administration publique, ancien directeur de l'office du personnel fédéral :
« Très peu de gens savent que la majeure partie de l'argent en circulation d'une économie moderne ne vient pas de la banque centrale, mais des banques commerciales privées. Si je finance ma maison ou un autre projet avec un prêt bancaire, seule une fraction de l'argent de ce prêt provient de la Banque nationale. Le reste est créé par ma banque ex-nihilo. Mais pour cela, elle exige de moi toutes les garanties et un bon intérêt. L'initiative 'Monnaie pleine' s'attaque à ce noyau du capitalisme, noyau mystérieux pour beaucoup de gens. »

Dirk Müller, Finanzexperte, Autor diverser Bücher und bekannt als "Mr. Dax":
"Den privaten Banken das Recht zur Geldschöpfung aus dem Nichts zu entziehen, ist eines der Kernelemente um dem Strukturversagen des Finanzsystems bereits an der Wurzel zu begegnen. Die Geldschöpfung und Geldversorgung ist eines der Schlüsselelemente unserer Gesellschaft. Dies als hoheitliche Aufgabe wieder vollständig in die Hand des Staates und somit der Gemeinschaft zu übertragen, ist eine grundlegende Selbstverständlichkeit für jeden, der das Geldsystem verstanden hat. Eine unabhängige Zentralbank ("Monetative"), die gleichberechtigt neben der Legislative, der Executive und der Judikative steht, muss das Ziel sein. Ein Vollgeldsystem ist der beste Schritt dorthin."

Bernd Senf, professeur émérite d'économie politique, Ecole supérieure d'économie et de droit, Berlin:

« La création monétaire doit redevenir une affaire du secteur public, non pas du gouvernement, mais d'une institution indépendante du gouvernement et du monde de la finance privée. Je suis  content qu'on tienne de plus en plus compte du concept de la réforme de 'monnaie pleine' de Joseph Huber et  de mon idée d'une 'monétative'. 'Le brouillard autour de l'argent' – particulièrement autour de la création d'argent scriptural des banques d'affaires – s'est de plus en plus éclairci, et la nécessité d'une réforme monétaire fondamentale devient de plus en plus évidente afin d'éviter de futures crises financières. »

Christian Felber, journaliste, coinitiateur et auteur du livre «Economie pour le bien commun» :

« L'argent devrait devenir un bien public. Cela signifie, en premier lieu, que les règles du jeu de l'ordre monétaire soient décidées démocratiquement. Je propose la tenue d'assemblées communales dans lesquelles toutes les citoyennes et tous les citoyens puissent participer à l'élaboration des règles du jeu, afin que l'argent serve la bonne vie et le bien commun. »

Helge Peukert, prof. d'économie politique à l'université d'Erfurt :

« Le système monétaire existant a des faiblesses structurelles fondamentales que l'on ne peut pas vaincre avec les réformettes faites jusqu'ici sur les plans national, européen et international. Une cause essentielle des crises financières réside dans l'accumulation des cycles de gonflement et d'éclatement des bulles de spéculation, lesquels sont provoqués principalement par l'attribution procyclique de crédits par les banques commerciales à but lucratif. La réforme de 'monnaie pleine' pourrait contrecarrer cela efficacement et avec succès.

James Robertson, scientifique de la finance et auteur, cofondateur de la New Economics Foundation, Oxon, UK :

« Le système monétaire est représentatif de la façon dont nous vivons notre vie. Maintenant, partout dans le monde, il fonctionne de telle manière qu'il nous mène à l'inefficacité écologique et à l'injustice socioéconomique. Cela pourrait conduire à l'autodestruction de notre civilisation et même à l'extinction de notre espèce. Nous ne devons pas ignorer ni sous-estimer l'urgence extrême d'une réforme du système monétaire ».

Joseph Huber, professeur émérite de sociologie économique et environnementale, université Martin Luther de Halle :
« Le plus important, c'est de récupérer le contrôle public de l'argent.
Les banques créent, dans leur pur intérêt propre, autant ou aussi peu d'argent scriptural qu'il leur plaît. Les banques doivent gérer le trafic des paiements et accorder des crédits, et non pas créer l'argent qu'il leur faut pour leurs activités. Le droit d'émettre de l'argent dans la devise nationale est une prérogative publique garantie par la Constitution et de même importance que la législation, le gouvernement et la justice, le monopole fiscal et celui de la violence légitime. Il est absolument faux d'avoir laissé aux banques une prérogative aussi importante que la création d'argent scriptural. »

Johann Walter, professeur d'économie politique à l'Ecole supérieure de Westphalie :

« Avec la création d'argent-dette gérée par les banques, il y a chez nous une sorte de création monétaire qui favorise une crise financière internationale, dans laquelle nous semblons tous être captifs dans notre dépendance commune. Cependant, une réforme monétaire (p.ex. l'introduction d'une compétence étatique de création monétaire contrôlée) pourrait relativement facilement mener à un monde meilleur ayant moins de dettes, un approvisionnement plus stable en argent, une meilleure infrastructure publique et une répartition plus équitable. Une telle réforme apporterait aussi d'autres avantages. C'est pourquoi il est très souhaitable que l'initiative « monnaie pleine » soit couronnée de succès. »

Nicolaus Tideman, professeur d'économie politique, Virginia Tech :

« Un système monétaire dans lequel les banques créent de l'argent par l’octroi de prêts est inique et susceptible d'instabilité. Il est injuste parce que les banques reçoivent la plus grande partie des profits que la création monétaire produit. Il est susceptible d'instabilité parce que les banques peuvent faire faillite et parce qu'elles n'accordent pas toujours la quantité de crédits nécessaire pour assurer la stabilité économique. Afin d'augmenter l'équité et la stabilité du système monétaire, il faudrait interdire aux banques de financer les prêts par des dépôts; au lieu de cela, les banques devraient se concentrer sur 1) la conservation de l'argent, 2) les transactions financières, 3) la vente de fonds d'investissement et 4) le transfert de prêts à des fonds d'investissement. Ces mesures empêcheraient aussi bien les faillites bancaires que les crises économiques causées par une diminution de l'octroi de crédits bancaires. Je préconise des crédits à durée illimitée que la banque centrale accorderait à tous les contribuables, afin que la masse monétaire soit régularisée par l'augmentation et la diminution de la somme des prêts. »

Margrit Kennedy, prof. émérite d'architecture à l'université de Hannover (décédée le 28 déc. 2013) :

« Depuis l'introduction de l'euro, l'économie européenne souffre de plus en plus à cause des erreurs commises dans les banques et les bourses. Mais elle ne peut se défendre seule contre l'exploitation pratiquée par la finance puissante. Pour cela, l'économie a besoin de l'aide de l'Etat, qui, par une réforme du marché financier, confie la création monétaire à la banque centrale et qui met la finance au service de l'économie réelle et de la mission sociale. Seuls le partenariat nécessaire de la banque centrale avec les banques d'affaires et les institutions d'intérêt public ainsi que les initiatives créatrices de monnaies complémentaires garantiront une économie de marché vraiment sociale par le service qu'elles rendent au public. C'est pourquoi je soutiens l'initiative suisse pour la réalisation d'une telle réforme et je souhaite qu'elle fasse office d'exemple pour l'Europe. »

Jean-Ziegler, sociologue, politicien et auteur:

«Le moyen le plus efficace du Nord de dominer le Sud, c'est actuellement le service de la dette.»

Jürgen Krämer, professeur de mathématiques, Ecole supérieure de Koblenz :
« Monnaie pleine – cela signifie réduction de l'endettement public, et non pas seulement une limitation de l'endettement supplémentaire. Monnaie pleine – cela signifie aussi que l'argent n'est plus menacé par l'insolvabilité de banques. Un système de monnaie pleine permet à la Banque nationale un meilleur contrôle de la masse monétaire et de l'inflation par rapport à notre système actuel d'argent-dette. Enfin, le système de monnaie pleine peut et doit être réalisé de sorte qu'il entraîne une meilleure répartition des produits du capital et ainsi une diminution de la polarisation de la société. S'il est vrai que les bonnes idées s'imposent à la longue, le système de monnaie pleine a de l'avenir. »

Niko Paech, professeur à la chaire «Production et environnement» de l'université d'Oldenburg :
« La réforme 'Monnaie pleine' est une étape importante sur le chemin de l'économie post-croissance. Afin de rompre l'orientation des démocraties européennes de consommation vers une croissance écologiquement ruineuse, un autre système monétaire est nécessaire. Pour cela, il faut aussi stopper la création monétaire arbitraire des banques d'affaires. Car l'octroi incontrôlable et illimité de crédits est l'un des moteurs de ce dynamisme d'investissement qui génère une croissance permanente alors même que celle-ci ne sert pas à satisfaire des besoins précédemment énoncés, mais seulement à maximiser le profit. Le droit à la création monétaire ne doit être accordé qu'à la banque centrale. »

Richard Werner, professeur et titulaire de la chaire de finance internationale, directeur du Centre for Banking, Finance and Sustainable Development à l'université de Southampton :

« C'est le droit souverain du peuple de choisir et d'établir un système monétaire attractif et adapté. Malheureusement, il n'y a eu, jusqu'ici dans notre ère moderne, presque aucun débat public ni aucun vote à ce sujet. Comme je l'ai montré dans ma théorie quantitative du crédit (Neue Wirtschaftspolitik, Vahlen Verlag, 2007), le cycle économique est entraîné par le crédit bancaire, mais la création de crédit pour les transactions financières (qui ne contribuent pas au PIB) peut produire des bulles d'actifs et des crises bancaires, alors que la création de crédit productif peut conduire à une croissance stable et plus équitable. Malheureusement, on n'engage pas les banques à cette dernière activité. La question est donc de savoir pourquoi il n'est pas possible qu'un système transparent d'émission de répartition de la monnaie soit introduit ou développé par les représentants du peuple (de préférence de manière décentralisée sur le plan communal), ce qui assurerait que l'argent n'est pas dépensé à des fins spéculatives et destructrices, mais à des fins qui favorisent une croissance durable et équitable. En outre, un système de création monétaire communautaire pourrait réduire la dette publique de façon spectaculaire et ainsi offrir les meilleures conditions pour une baisse des impôts. »

Christian Gomez, Docteur en Sciences économiques, ancien universitaire, ancien banquier (ex-CEO-Suisse d'une grande banque internationale) :

« En matière monétaire et financière, il faut changer de paradigme. Ne plus se contenter de réformes parcellaires, toujours plus coûteuses et toujours aussi inefficaces. Il faut attaquer le noeud central du problème: les mécanismes de création monétaire, ce que fait la réforme de la monnaie pleine. En redonnant à la Suisse sa pleine souveraineté monétaire, elle protège ses citoyens contre les crises financières et économiques et leur redonne tous les bénéfices liés au pouvoir de "battre monnaie". »

Max Otte, Ökonom, Fondsmanager & Professor für internationale Betriebswirtschaftslehre an der Hochschule Worms sowie an der Universität Graz:

"Die Einführung von Vollgeld wäre ein wichtiger Schritt, die Herrschaft den Banken zu brechen, unser Finanzsystem wieder auf ein solides Fundament zu stellen und ein Finanzsystem zu bauen, das den Menschen dient."

Paul Schreyer, Journalist und Autor des Buches "Wer regiert das Geld?" https://geldschoepfer.wordpress.com/

Wenn Staaten permanent bei privaten Banken verschuldet sind, wird Demokratie unmöglich, da am Ende stets die Gläubiger entscheiden. Die Vollgeld-Initiative weist auf eine der Ursachen dieser ungerechten Ordnung hin: die Möglichkeit der Banken, selbst Geld zu erzeugen. Eine breite öffentliche Debatte zu diesem Thema ist enorm wichtig, denn nur gut informierte Bürger können souverän über Alternativen entscheiden.

Norbert Häring, Ökonom, Wirtschaftsjournalist und Autor des Buches "Die Abschaffung des Bargeldes und die Folgen":

„Die Lehrbücher behaupten, Banken seien Vermittler, die Geld der Sparer an Investoren vermitteln. Das wäre auch vernünftig. Leider ist es eine Falschdarstellung. Denn die Banken vermitteln kein Geld, sie schaffen Geld. Sie genießen nämlich das Privileg, dass man mit ihren kurzfristigen Schulden (Einlagen) seine Rechnungen bezahlen kann. Das ist ein unfaires und gefährliches Privileg. Die Vollgeld-Initiative will es abschaffen. Dieses Ziel verdient Unterstützung.”

Adair Lord Turner, Britischer Unternehmer, Akademiker, ehemaliger Direktor der Britischen Finanzmarktaufsicht und Autor des Buches «Between Debt and Devil»

«In meinem neuen Buch stelle ich den Glauben in Frage, dass wir wachsende Kredite brauchen, um die Wirtschaft anzukurbeln und dass Schulden machen in Ordnung ist, solange die Inflation niedrig bleibt. Fakt ist, dass es für wirtschaftliches Wachstum gar nicht viele Kredite braucht. Sie treiben nur Immobilienblasen und führen zu Finanzkrisen und Depression.

Ich erkläre wieso  die Politik die wachsende Kreditgeldschöpfung und Allokation  managen muss und Schulden als eine Form von Verschmutzung der Wirtschaft zu besteuern sind. Banken brauchen wesentlich mehr Eigenkapital, die Kreditvergabe für Immobilien muss eingeschränkt werden, Ungleichheit muss bekämpft und der unerbittliche Anstieg von Immobilienpreisen gemildert werden.

Und ich hinterfrage den grossen Mythos um das fiat Geld – die abwegige Vorstellung, dass Gelddrucken immer zu einer schädlichen Inflation führt. Um dem, von früheren politischen Fehlentscheidungen verschuldeten, Schlamassel zu entkommen, vielleicht müssen wir manchmal Staatsschulden monetarisieren und fiskalische Defizite mit Zentralbankengeld finanzieren.»

Marco Saba, economista e presidente dell'Istituto di Alti Studi sulla Sovranità Economica e Monetaria (IASSEM) di Milano:

"In Italia, dove ancora non si ammette pubblicamente che le banche sono fabbriche di denaro, anziché dei meri intermediari, ammiriamo la coraggiosa iniziativa svizzera di Moneta Intera. Il modo sicuro per mantenere la sovranità monetaria è di affidare ad un organo pubblico l'emissione di moneta e di lasciare alle banche la facoltà di finanziarsi prendendola a prestito dallo stesso, e non viceversa. In questo modo si potranno ridurre le imposte affiancando al concetto deludente di "debito pubblico" quello ancora oggi sconosciuto, ma pregevole, di "credito pubblico". Un risultato simile potrebbe essere ottenuto anche tassando al 100% la creazione di denaro da parte delle banche, ma solo se queste ultime posteranno all'attivo del bilancio tale creazione, cosa che oggi non avviene."

Hans Christoph Binswanger, Professor für Wirtschaftswissenschaft, Universität St. Gallen, em.:
„Heute geht es darum, eine Zwischenlösung zu finden zwischen dem Goldstandard, in dem die Geldschöpfung durch die Menge  der vorhandenen Goldreserven beschränkt war, und der heutigen Geldordnung, der eine grenzenlose Schöpfung von Papier- und Bankgeld möglich ist. Eine (Wieder-)Anbindung der Geldschöpfung an die Goldreserven würde die Geldschöpfung zu stark einschränken. Es muss aber den Zentralbanken die Möglichkeit gegeben werden, die Geldschöpfung so weit in Grenzen zu halten, dass keine neuen Spekulations- und Inflationstendenzen drohen, die wieder zu Finanz- und Wirtschaftskrisen führen, wenn die Geldmenge schon zu stark expandiert ist und diese Überexpansion nachträglich wieder eingeschränkt werden muss. Um aus der Krisengefahr herauszufinden, müssen die Zentralbanken in die Lage versetzt werden, die Geldschöpfung direkt zu kontrollieren.“

Heinrich Bortis, Professor für Wirtschaftstheorie und Wirtschaftschaftsgeschichte, Universität Fribourg, em.:
"Die Nationalbank ist zuständig für die Versorgung der Wirtschaft mit Basisgeld (Münzen und  Banknoten). Die Vollgeldinitiative sieht nun vor, dass sie auch die Buchgeldschöpfung steuert. Das beinhaltet eine enge Zusammenarbeit zwischen Banken und Nationalbank.
Die Vollgeld-Initiative ist schon deshalb sehr wichtig, weil sie bewusst macht, dass neue nationale Geldsysteme erforderlich sind und so die Diskussion darüber in Gang bringt. Das ist aber nur ein erster Schritt. Wir brauchen auch unbedingt ein neues Weltwährungs-System mit einem supranationalen Weltgeld, wie es Keynes bereits 1944 vorgeschlagen hat. Internationale Güter- und Finanztransaktionen würden über dieses supranationale Geld abgewickelt. So könnten sowohl Überschuss- wie Defizitländer zur langfristigen Herstellung von Leistungsbilanzgleichgewichten beitragen."

Raimund Brichta, Geldexperte, Finanzjournalist und TV-Moderator:

"Unser Geldsystem weist nach meiner Analyse mehrere bedeutsame Schwächen auf. Deshalb halte ich es für unabdingbar, eine breite Diskussion über mögliche Alternativen in Gang zu bringen. Vollgeld-Initiativen wie die in der Schweiz leisten dazu einen wesentlichen Beitrag."

Dr. phil. Josef Naef, Dozent für Wirtschaftsethik, Berner Fachhochschule:
"Die Vollgeld-Initiative kann nicht alle Probleme des eigensinnigen Wirtschaftssystems und des weitverbreiteten dummen Egoismus lösen. Aber es ist zweifellos ein wichtiger Meilenstein, um das Finanzsystem wieder an die Realwirtschaft zurückzubinden. Die Schweizer Bürger können mit dieser ordoliberalen Idee eine wichtige Vorreiterrolle übernehmen und deutlich zum Ausdruck bringen, dass sie das ethisch höchst fragwürdige Geschäftsgebaren der Banken nicht länger dulden. Es ist ein grosser Irrtum zu glauben, dass die Menschen in der Finanzwelt ihre Lehren aus der letzten Finanzkrise gelernt haben, vielmehr steht die Staatskrise vor der Tür."

Mathias Binswanger, Professor für Volkswirtschaftslehre an der Fachhochschule Nordwestschweiz in Olten und Privatdozent an der Universität St. Gallen. :

"Die Rolle des Geldes in einer modernen Wirtschaft erschliesst sich erst, wenn man den Prozess der Geldschöpfung genauer betrachtet. Erstens können Banken Geld aus dem Nichts schaffen. Und zweitens ermöglicht diese Geldschöpfung ein stetiges Wirtschaftswachstum. Allerdings muss man sich zuerst vom verbreiteten Irrtum lösen, dass Banken Geld von Kunden ausleihen und es dann selbst weiterverleihen."

(Im März 2015 erschien sein neuestes Buch "Geld aus dem Nichts – Wie Banken Wachstum ermöglichen und Krisen verursachen." Gemäss einem Ranking der NZZ des Jahres 2014 gehört Mathias Binswanger zu den 10 einflussreichsten Ökonomen der Schweiz.)

Sighard Neckel, Professor für Soziologie der Sozialen Ungleichheit an der Goethe Universität Frankfurt am Main:

"Das gegenwärtige Geld- und Finanzsystem erlaubt es den Banken mittels eigens geschöpftem Geld zu spekulieren und übermässig viele Kredite zu vergeben. Wie die andauernde Finanz- und Staatsschuldenkrise seit 2008 zeigt, ergeben sich daraus gravierende Konsequenzen für die Gesellschaft. Einerseits müssen Banken mit Steuergeldern gerettet werden und andererseits wächst die Kluft zwischen armen und reichen Schichten durch die massive Verschuldung immer stärker an. Die Vollgeld-Initiative schafft Raum um eine fundierte Diskussion über die heutigen gesellschaftlichen Probleme sowie die Herausforderungen einer nachhaltigeren Zukunft führen zu können."

Steve Keen, professeur d'économie, jusqu'en 2013 Université de Western Sydney, à partir de 2014 l'Université de Kingston à Londres :

"Il est extrêmement surprenant qu'aucun Etat n'ait commencé à changer son système monétaire, malgré l'échec spectaculaire du système financier mondial en 2008 qui a conduit à la plus longue récession depuis la Grande Dépression. L'initiative Monnaie pleine doit être soutenue afin que ce débat ait enfin lieu."

Bernd Lüthje, Volkswirt und Bankmanager, ehem. Vorstandsvorsitzender der NRW.Bank:
„Wenn das Vollgeldsystem die Bankenaufsicht überflüssig machen würde, wäre es allein schon deshalb das richtige Geldsystem. Dann könnte die Aufsicht keine Bankkrisen mehr verursachen und auslösen. Die nachfolgenden Vermögensvernichtungen in grossem Umfange würden verhindert. Auch würden die stark ansteigenden direkten Bankabführungen an die Aufsicht und die sich weit stärker erhöhenden internen Regulierungskosten wegfallen. Entsprechend würden die Bankprodukte billiger und würden – noch wichtiger – nicht mehr von der Aufsicht gegängelt werden. Der normale Privatkunde und auch der kleinere Mittelständler könnten wieder Kredit erhalten.“

Dr. Thomas Mayer, Gründer Flossbach Research Institut, ehemals Chefvolkswirt Deutsche Bank:
„Wegen der Krisenanfälligkeit unseres über die Kreditvergabe der Banken geschaffenen privaten Schuldgelds ist die Marktwirtschaft selbst ins Gerede gekommen und wird von populistischen Politikern bedroht. Vollgeld versucht, das Problem an der Wurzel zu packen und kann helfen, unsere marktwirtschaftliche Ordnung vor den Befürwortern der zentral gelenkten Planwirtschaft zu schützen. Ich bin deshalb ein Weggefährte der Vollgeldreform. Als danach folgender Schritt sollte allerdings die Privatisierung des Geldes stehen, denn nur dadurch können wir den staatlichen Leviathan nachhaltig eindämmen.“

Norbert Bernholt, Geschäftsführer der Akademie Solidarische Ökonomie (www.akademie-solidarische-oekonomie.de):
„Mit dem Konzept des  Vollgeldes liegt eine notwendige Voraussetzung dafür vor, dass Geld sich nicht mehr aus sich selbst heraus vermehren kann. Es entfällt eine wesentliche Antriebsfeder für den in unserer Wirtschaftsweise fortwährend postulierten  Wachstumszwang. Wir wären mit der Einführung des Vollgeldes einen bedeutenden Schritt weiter auf dem Weg zu einer Wirtschaft, die sich nicht der Steigerung der Renditen sondern dem Wohl der Menschen verpflichtet fühlt.“

Dr. Eva-Maria Hubert, Ökonomin, Partnerin von MonNetA und GCN:
"Geld und Geldwesen beeinflussen das Wohlergehen jedes Einzelnen, sie sind von vitaler Bedeutung für Frieden, Freiheit und Gerechtigkeit in der Gesellschaft. Verstehen wir die "Sozialtechnik Geld" richtig, können wir sie demokratisch kontrollieren und für eine nachhaltig wirtschaftende und resiliente Gesellschaft dienstbar machen. Aufklärungsarbeit und Zielsetzung der Vollgeld-Initiative sind hierfür sehr wertvoll. Mein Wunsch wäre, dass jeder Bürger diese Themen, die auf dem Werk Irving Fishers aufbauen, einmal intensiv durchdenkt."

Sergio Morandi, Ökonom, Banker und Unternehmer:

"The sovereign money reform is the first necessary step for a more just society at a time when the frictions and the inequalities of today's society and the pressure upon the environment have reached a critical point. Thanks to this popular initiative all citizens, through their support, will be able to give a tangible contribution so that this change may take place."

Reinhard Loske, Volkswirtschaftler, Professor an der Universität Witten/Herdecke (www.loske.de):
"Heute findet die Geldvermehrung im Wesentlichen bei den Geschäftsbanken statt. Denn sie dürfen Kredite in nahezu beliebiger Höhe vergeben und müssen nur eine geringe Mindestreserve halten. Das kann zu gefährlichen Aufblähungen der Geldmenge, zu Inflation und spekulativen Blasen führen. Der Anstieg der Immobilienpreise und Kurse risikoreicher Wertpapiere vor der Finanzkrise waren Beispiele dafür. Andererseits kann eine Unterversorgung mit Geld entstehen, wenn die Banken in einer Rezession die Kreditvergabe stark einschränken. Um beides zu verhindern, bekäme die Notenbank mit der Vollgeldreform das alleinige Recht, die Geldmenge zu steuern."

Katharina Serafimova, Studienautorin und Expertin für die Schnittstelle zwischen Umwelt und Finanzmarkt beim WWF und Lehrbeauftragte an der Universität Zürich.

„Viele Menschen haben das Gefühl, dass im heutigen System etwas nicht stimmt. Ein Geldsystem, das uns zu immer höheren Gewinnerwartungen und Wachstum zwingt, kann auf einem Planeten mit begrenzten Ressourcen nicht ewig gut gehen. Die gute Nachricht ist: Das Geldsystem ist kein Naturgesetz, sondern im besten Falle eine Wahl des Souveräns. Die Schweiz hat die direktdemokratische Möglichkeit eine Abstimmung zu fordern, wie wir unser Geldsystem organisieren wollen. Es ist höchste Zeit, wieder eine breitere Diskussion in Volk und Ständen darüber zu führen.“

Dr. rer. nat. Timm Gudehus, Unternehmensberater, Wissenschaftler und Autor, Hamburg:
„Das heutige Geldsystem ist intransparent, ungerecht und gefährlich. Die Geschäftsbanken erzeugen im Zuge der Kreditvergabe nach eigenem Ermessen Giralgeld in nahezu unbegrenzter Menge, das nur unzureichend gesichert ist. Die Folgen sind private Geldschöpfungsvorteile, Geldverluste bei Bankinsolvenzen, Inflationsgefahr, überschießende Finanzmarktausschläge und Konjunkturschwankungen sowie eine permanent ansteigende Staatsverschuldung. Diese und weitere Probleme des heutigen Geldsystems lassen sich durch eine neue Geldordnung beheben, in der alles Giralgeld durch Vollgeld, d.h. durch Zentralbankbuchgeld ersetzt wird. Dabei entsteht ein Umwandlungsgewinn in Höhe der Giralgeldmenge, der einen erheblichen Abbau der Staatsverschuldung ermöglicht. Danach ergeben sich aus der Anpassung der Geldmenge an das Wirtschaftswachstum laufend Geldschöpfungsgewinne, die zum Beispiel zur punktuellen Finanzierung von Sozialwerken und Infrastruktur oder Steuersenkungen verwendet werden können.“
(In dem 2015 erschienenen Buch "Dynamische Märkte, Grundlagen und Anwendungen der analytischen Ökonomie" sind die neue Geldordnung und die Möglichkeiten ihrer Implementierung ausführlich dargestellt.)

Josh Ryan-Collins, Associate Director, New Economics Foundation, London (www.neweconomics.org)

“If you travelled to a new country and discovered that the creation and allocation of water was monopolised by privately owned profit-making companies who were underwritten by tax-payers in case they failed, you would probably consider that a strange country. One can make a very similar argument about money and credit. Its something we all need in the right amount and going to the right places. There is no de-facto reason why private banks should control it. This referendum in Switzerland offers perhaps the greatest opportunity we’ve seen in Europe for a fundamental rethink of this model and a genuine debate about the future of our economies.”

Christina von Braun, Professorin i.R. an der Humboldt Universität zu Berlin, Institut für Kulturwissenschaften:
"Geld wird von Gemeinschaften emittiert. Es kann zum Mittel sozialer Kohäsion werden, basiert aber auf jeden Fall auf der sozialen Kohäsion einer Gemeinschaft. Es ist eine Sache gegenseitigen Vertrauens: Nur das Geld einer Gemeinschaft, an die alle Mitglieder glauben, hat Glaubwürdigkeit. Das spricht für Vollgeld. Aber es heißt auch, dass Vollgeld nur da funktioniert, wo sich auch eine Gemeinschaft – etwa durch soziale Gerechtigkeit – als Gemeinschaft konstituiert hat."

Buch: Christina von Braun, Der Preis des Geldes : eine Kulturgeschichte. Berlin: 2012, www.christinavonbraun.de

Prof. Kaoru Yamaguchi, Professor für Makroökonomie und Monetäre Ökonomie, Doshisha University Kyoto (Japan):
"Eine Vollgeldreform kann Schulden beseitigen ohne Rezession, Arbeitslosigkeit oder Inflation.
Öffentliche Infrastruktur kann mit schuldenfreiem Zentralbanken-Geld finanziert werden, anstatt abhängig von verzinstem Bankengeld zu bleiben.”

Hier ein Video von ihm: www.youtube.com/watch

Stephen Zarlenga, Direktor des American Monetary Institute, Autor des Buches „Der Mythos vom Geld" (The lost science of money)

Buchzitat (S. 513): 
"Natürlich muss das Geldsystem genauso wie das Rechtswesen unabhängig sein; es muss aber auch rechenschaftspflichtig sein, und die Gemeinschaft äussert sich nun einmal (indirekt) über die Politik darüber, ob das Geldsystem gut funktioniert oder nicht. Die obersten Richter über das Geldsystem sind also in der Tat die Bürgerinnen und Bürger - und nicht etwa die Hohepriester irgendeiner undefinierbaren Ideologie, der Vorstand einer Bank oder willkürlich aufgestellte Statistiken. Das Geldwesen findet seine Berechtigung darin, dass es der Allgemeinheit dient."

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